Le mur comme rempart contre l’humanité
On a beau construire des murs et des murailles de plus en plus hauts, mais jamais rien n’arrêtera l’homme de se déplacer, de migrer, de fuir son pays. Ceci pour de multiples raisons ; politiques, guerres, famines, intempéries, travail…
Quand les hommes ont peur des autres, ils construisent des murs, en 2024, il existait 75 murs au monde. (*)
Les évaporés
Je souhaitais rendre hommage à tous ces hommes, femmes, enfants qui entreprennent ce grand voyage, cette grande traversée au péril de leur vie. Tels des ombres, ils passent, repassent et trépassent parfois, à pas feutrés, ou en silence, les frontières.
Invisibles pour certains, mais tellement vivants. Leurs murmures et leurs silences en guise de laissez-passer.
J’ai voulu symboliser toutes ces frontières avec des papiers découpés, superposés et entrecroisés de silhouettes sombres, fragiles et robustes à la fois, infranchissables ou presque. L’accumulation et la répétition de ces murailles de papiers symbolisent l’incessant mouvement humain, avec le papier comme rempart.
Mémoire qui murmure
Dans cette installation, j’ai encré mes plaques dans du plâtre.
Toute trace d’humanité a disparu, seules les façades des maisons restent, avec toujours des portes ouvertes, sans personne dans ces maisons, dans ces villages comme si l’homme avait disparu de cette planète…
L’existence de ces murs suggère une présence humaine passée, oubliée.
Et si les murs pouvaient parler ou raconter des l’histoires?
1640, mur de bois à Wall Street NY, mur d’Adrien entre l’Angleterre et l’écosse Hauteur 5m, muraille de Chine 6260km, en 1989, il existait 6 murs, en 2023, 70 murs et depuis 2010, 12 murs ont été construits